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Marathon Dublin 2014

Par cecile


En rejoignant Bon Pied Bon Œil en avril, mon objectif de l'année était de faire un semi-marathon en moins de 2h.


Il n'en a pas fallu beaucoup, après la réunion de BPBO en juillet sur les semi et marathon, pour me convaincre de doubler ma mise de départ : faire un marathon en moins de 4h...Et quitte à faire les choses en grand pour cette première, ce sera Dublin...


Rapidement, la Dublin Team se forme : Maryline, Bernard, Julie, Yann (qui, malheureusement, pour des raisons professionnelles sera retenu en France et se rabattra sur le marathon de Toulouse), José et Thierry répondent à l'appel. Après quelques réunions-dîners, les vols, l'hébergement et les dossards sont réservés... Reste plus qu'à choisir un plan d'entraînement (qui s'avèrera être une tâche très ardue pour la novice que je suis... !).


Les choses sérieuses commencent pour moi début septembre avec 4 sorties et 50 km par semaine. Mais assez rapidement, on me fait comprendre que faire un marathon sans avoir fait de semi au préalable ce n'est pas bien raisonnable... Qu'à cela ne tienne, je décide de faire le semi de Toulouse en me disant qu'au pire si le marathon se passait mal, j'aurais au moins atteint mon objectif initial !


Le 21 septembre, officiellement, c'est un 10 km que je fais en 2h13 (1h59 pour Thierry) !!! Officieusement, j'ai fait le semi en 1h50 avec un dossard du 10 km et avec un départ 23 minutes plus tard. 1h50'' + 23'' = 2h13''...Tout s'explique !


Malheureusement pour moi, à l'arrivée du semi, une douleur intense au talon se fait sentir et après 10 jours de repos complet le verdict tombe : fracture de fatigue du calcanéum... Le moral en prend un coup, mais il m'est difficile de faire une croix sur le marathon.

Je ferai au total 3 semaines de repos complet et une reprise très progressive 1 semaine avant le marathon (45 km en 10 jours dont 1 sortie « longue » de 15km, c'est dire...).


Bien entendu, je revois mes ambitions à la baisse et l'objectif devient tout simplement de terminer ce marathon et de ne pas me blesser à nouveau.



Le 24 octobre, la Dublin team s'envole pour l'Irlande au départ de Carcassonne.

Le lendemain, en mode touristes, nous décidons d'arpenter les ruelles de Dublin et de récupérer les dossards. Ce dernier point s'avèrera très périlleux malgré la bonne volonté de chacun et nous ferons au bas mot au moins 15 km à pied pour les récupérer... !

C'est dire comme nous étions motivés !

Les femmes et leur légendaire sens de l'orientation...

Les bus touristiques ça a parfois du bon...

Récupération des dossards à l'expo :

:

Thierry tout sourire...

José aurait-il eu un mauvais pressentiment ?!

Heureusement que le drapeau espagnol lui redonne le sourire !

Maryline, moi et Julie.

José, Thierry et Bernard

Tous les moyens sont bons pour se détendre avant le jour J...

Maryline qui a des idées desserts pleins la tête.


Julie qui réalise que personne ne vient à son secours


et qu'elle ne devra compter que sur elle-même le jour J...

Petite séance de PPG...


Le concept d'appart-hôtel est super pour ce genre d'événement. Lorsque nous ne faisons pas la tournée des bars dans le célèbre quartier du Temple Bar, nous nous réunissons chez José pour les pasta-party pré-marathon ou les fishs & chips et tapas post-marathon...

Julie qui maîtrise parfaitement la préparation du Gatosport...



A BPBO, la parité homme-femme a la vie dure...



Etude du parcours... Le sérieux des femmes n'est pas une légende !



Il y a 1h de décalage entre la France et l'Irlande et avec le passage à l'heure d'hiver, nous avons au total 2h de sommeil de plus le jour J. Mais la nuit aura été courte pour la plupart d'entre nous...

Le 27 au matin, le ciel est bien dégagé, la pluie ne sera visiblement pas de la partie comme l'ont prédit les estimations météo. En revanche, le vent s'invite à la fête...

A 7h30, nous partons en direction du Fitzwilliam Square, nous avons fait le parcours la veille pour assurer notre coup et estimer le temps de marche nécessaire. Au bout de 30 minutes de marche, les jambes bien chaudes, nous arrivons aux consignes où nous déposons nos affaires.

Après une pause pipi réglementaire et une photo de groupe, je quitte mes coéquipiers pour m'installer dans le 2ème SAS (chrono entre 3h50 et 4h15), les autres se dirigent dans le 1er SAS (moins de 3h50).

Thierry, Bernard, José

Julie, moi, Maryline

Un écran géant est positionné dans la rue du 2ème SAS et nous pouvons suivre en direct, d'abord le départ des handisport à 8h55, puis le départ de la 1ère vague à 9h. Le stress commence à monter et nous avançons à notre tour jusqu'à la ligne de départ.

Malgré ma blessure et mon peu d'entraînement, je décide de me positionner juste derrière les meneurs d'allure du 3h50 et de tenter de les suivre au mieux... Mais je suis psychologiquement préparée soit à faire 4h30, soit à devoir abandonner si la douleur de mon talon devient trop insupportable.

A 9h10, le départ de la 2ème vague est donné et très rapidement une foule se positionne derrière les meneurs d'allure du 3h50. Cela me déstabilise, nous sommes les uns sur les autres et je manque de tomber à plusieurs reprises. Je ne me vois pas tenir plus de 4h dans ces conditions, je décide donc de passer devant les meneurs d'allure et de rester juste devant eux.

J'ai rapidement de bonnes sensations et trouve mon rythme.

La traversée du Phoenix Park est un régal et le panorama est superbe.

Nos supporters se sont d‘abord positionnés au 13ème miles (équivalent au semi) et ont le temps de voir passer tous les coureurs de BPBO.

Thierry très concentré, en tête de course.


Julie qui joue à cache-cache (ou plutôt qui a stratégiquement trouvé un moyen de s'abriter du vent !)


Bernard en charmante compagnie !


Maryline tout sourire !


Voilà José !


Je passe le semi bien plus tôt que prévu que ce n'est que mon derrière qu'on a le temps de prendre...

Lorsque je passe sous l'arche du 13ème miles, je réalise que je ne suis qu'à une minute de plus que mon (seul) chrono sur le semi. Un vent de panique s'empare en moi, je me dis que je vais beaucoup, beaucoup trop vite. Je crains de ne pas pouvoir maintenir cette allure bien longtemps et finir par exploser.

J'essaie de ralentir sans grand succès mais le fait de ne sentir aucune douleur au talon ne m'aide pas beaucoup...

Nos supporters se sont ensuite stratégiquement positionnés au 20ème miles (soit au km 32), mais Thierry, Julie et Bernard ont été plus rapides qu'eux. Ils ne les verront donc pas passer.

Maryline, toujours les bras en l'air (et toujours tout sourire) !

José qui commence à accuser le coup...

Et moi, sûrement shootée aux endorphines pour sortir un tel sourire...

Je franchis donc le km 32 en pleine forme, aucune douleur à l'horizon et je prends toujours autant de plaisir.

Je double José peu de temps après et tente de l'encourager du mieux que je peux. Un nouveau tee-shirt BPBO pointe à l'horizon, c'est Maryline... Nous ferons presque 4 km ensemble.

Au km 38, changement de décor, presque tous les gens autour de moi tombent comme des mouches... Soit ils sont à l'arrêt, soit ils marchent... Il me faut presque slalomer entre les gens pour pouvoir maintenir mon allure et psychologiquement j'en prends un coup. C'est à ce moment-là que je trouve Thierry paralysé par une contracture à la cuisse, il ne peut plus courir et finira en marchant avec beaucoup de courage.

Au km 40, je réalise que je vais ENFIN être marathonienne.... Je savoure les 2 derniers kilomètres, la foule est à son comble, ça crie et ça chante dans tous les sens...

Je vois enfin l'arche d'arrivée au loin avec les chronos de chaque vague qui défilent.

Je franchis la ligne d'arrivée euphorique. C'était tellement inespéré pour moi de terminer dans ces conditions : avec un tel chrono et sans aucune douleur...

Je me dirige vers notre point de rassemblement que nous avions repéré la veille et le matin même. Julie et Bernard sont déjà arrivés et nous attendons Maryline, Thierry et José.

Certains ont trouvé le parcours peu roulant avec beaucoup de côtes et de faux plats surtout au 2ème semi, d'autres (moi surtout !) ont trouvé qu'il y avait beaucoup de vent, certains se sont blessés, d'autres encore étaient simplement dans un mauvais jour au vu des performances qu'ils étaient en mesure de réaliser...

Toujours est-il que tout le monde a franchi la ligne d'arrivée, n'est-ce pas là l'essentiel ?

Bien entendu, nous faisons une récup digne de ce nom et Dublin se prête parfaitement bien pour ça. Nous commençons d'abord par visiter le musée de la Guiness quelques heures après le marathon... !

Julie et moi aux premières loges pour savourer notre Guiness tant méritée...

José nous avait préparé à chacun une petite attention aux couleurs du club qui ne nous a pas quittée tout au long du séjour...

Puis nous faisons une petite virée dans les pubs du Temple Bar...

La Dublin team au complet avec ses accompagnateurs.

Après quelques verres de vin et 2 pintes, Bernard et José s'improvisent guitaristes...

José et Thierry qui font un petit écart en amoureux... A Dublin, quand on commande un verre de rosé, on a une coupe de champagne, la classe !

Quelques remerciements s'imposent pour clore cette petite escapade :

  • Merci à BPBO, sans qui rien de tout cela ne serait arrivé.
  • Merci à tous les adhérents de BPBO pour leur bonne humeur aux entraînements qui ont constitué l'essentiel de ma préparation, pour leurs sages conseils, sans oublier Francis et ses séances de fractionné et de PPG du vendredi soir qui m'auront probablement été bien utiles.
  • Un grand merci à la Dublin team pour cette super ambiance tout au long du séjour, sans vous cette victoire n'aurait pas eu le même goût...
  • N'oublions pas nos chers accompagnateurs qui nous ont encouragé et qui auront presqu'autant couru que nous ce jour-là !
  • Et pour finir, merci à tous ceux qui ont toujours cru en moi et qui se reconnaîtront...

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Cécile




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